dimanche 12 avril 2020

L'EMA formule des recommandations sur l'utilisation compassionnelle du remdesivir pour COVID-19

Lors d'une réunion virtuelle extraordinaire tenue le 2 avril 2020, le comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l'EMA a formulé des recommandations sur la manière d'utiliser le remdesivir, un médicament antiviral expérimental, pour traiter la maladie à coronavirus (COVID-19) dans les programmes d' utilisation compassionnelle de l'Union européenne.

Les programmes d' utilisation compassionnelle , qui sont mis en place au niveau des différents États membres de l'UE, sont destinés à donner aux patients atteints d'une maladie potentiellement mortelle, de longue durée ou gravement invalidante et sans options de traitement disponibles, l'accès à des traitements qui sont encore en cours de développement et n'ayant pas encore reçu d' autorisation de mise sur le marché .

Dans ce cas, l'Estonie, la Grèce, les Pays-Bas et la Roumanie ont demandé un avis au CHMP sur les conditions dans lesquelles un accès précoce au remdesivir par voie de compassion pourrait être accordé aux patients atteints de COVID-19. Dans les cas graves, COVID-19 peut provoquer une pneumonie, un syndrome respiratoire aigu sévère, une défaillance de plusieurs organes et la mort.

" Les essais cliniques restent la référence pour la collecte de données fiables sur la sécurité et l'efficacité des médicaments expérimentaux , mais le CHMP reconnaît la nécessité d'une approche harmonisée de l' usage compassionnel dans l'UE pour permettre l'accès au remdesivir pour les patients qui ne sont pas éligibles. pour inclusion dans les essais cliniques », a déclaré le Dr Harald Enzmann, président du CHMP .« Le CHMP encourage la société à mettre le remdesivir à la disposition des États membres souhaitant participer à des essais cliniques internationaux ou traiter des patients programmes d' utilisation compassionnelle .

Le remdesivir s'est révélé actif contre le SRAS-CoV-2 et d'autres types de coronavirus (c.-à-d. SARS-CoV et MERS-CoV) dans des études de laboratoire; cependant, il n'existe actuellement que des données limitées sur l'utilisation du remdesivir chez les patients atteints de COVID-19.

Le but des recommandations du CHMP pour le remdesivir est de garantir une approche commune concernant les critères et les conditions de son utilisation avant l'autorisation des programmes d' utilisation à des fins compassionnelles par les États membres. Les recommandations s'adressent aux États membres de l'UE qui envisagent de mettre en place un tel programme et leur mise en œuvre n'est pas obligatoire. En plus de décrire quels patients peuvent bénéficier du médicament, les recommandations expliquent comment utiliser le remdesivir et donnent des informations préliminaires sur sa sécurité.

Le résumé sur l' usage compassionnel et les conditions d'utilisation du remdesivir dans ce contexte sont disponibles sur le site Web de l'Agence.

POUR RÉDUIRE LA PÉRIODE DE CONFINEMENT, il existe une stratégie efficace contre l’épidémie de COVID19. Les autorités françaises tardent à la prendre en compte sérieusement.


Avec une stratégie de dépistage et de traitement des cas détectés, avec le protocole testé par le Pr. Raoult, il n’y avait pas besoin de confinement généralisé. Et l’efficacité pour freiner puis arrêter la pandémie serait encore bien meilleure, et surtout, sur ses conséquences économiques et sociales.
De plus, si l’on compare le coût prévisionnel de fabrication des tests, des masques et des gels nécessaires à cette campagne de dépistage, eut-elle été démarrée à temps, sachant que le virus est apparu officiellement en Chine dès fin Novembre 2019, l’épidémie y éclatant dès le mois de Décembre, avant de se transformer en pandémie, et le coût économique du confinement généralisé qui nous est imposé en raison de la carence du système, on voit bien l’absurdité monstrueuse de cette politique et ses conséquences mortelles pour nombre de victimes, conséquences que l’on peut imputer à la responsabilité criminelle du pouvoir, dans la mesure où il en était averti, notamment par l’une de ses responsables, Agnès Buzyn, et dont il était donc pleinement conscient en prenant la suite de décisions qui nous ont amené à la situation actuelle.
Le coût de l’application du protocole du Pr. Raoult ne constituerait encore qu’un ajout financier mineur par rapport aux conséquences économiques et sociales actuellement désastreuses du confinement, et hâterait la sortie de crise, et donc la fin de cette hémorragie économique.
Même une entreprise telle que Sanofi en arrive à comprendre ce déséquilibre et à proposer une aide en fourniture d’hydroxychloroquine pour une éventuelle campagne de traitement.
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Le « freinage » du gouvernement ne vise donc actuellement pas à « freiner » la propagation de la maladie, quoi qu’il en dise, mais au contraire à freiner délibérément, et depuis plusieurs semaines, la solution évidente qui a déjà commencé à se constituer grâce aux efforts du Pr. Raoult et de son équipe.
Il est donc nécessaire que tous les êtres humains encore doués de raison et de simple bon sens, dans ce qui fut le pays de Descartes, se regroupent pour soutenir ces efforts, et en commençant par soutenir la pétition en faveur de l’action du Pr. Raoult !
Lepotier
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Pétition urgente !!!

Cessez de tergiverser ; écoutez le professeur Raoult !!!

La France a la chance de disposer du meilleur infectiologue au monde, Didier Raoult.
Selon le classement expertscape (17 mars 2020) il est le premier expert mondial en matière de maladies transmissibles .
Le 25 février 2020 au soir, Didier Raoult annonce que la chloroquine (un médicament utilisé contre paludisme) est « le traitement le moins cher et le plus simple pour traiter le coronavirus Covid-19 » il est immédiatement démenti par le ministère de la santé . Il propose une dose de 500 mg et promet une guérison en 3 à 5 jours. Cette prise de position résulte d’une étude chinoise non publiée dans une revue à comité de lecture.
Le 16 mars, il diffuse une vidéo enregistrée devant ses étudiants dans laquelle il annonce les résultats positif de son étude clinique.
C’est peut-être une révolution dans l’avancée de la pandémie de Covid-19 : après six jours de test clinique sur la prise de Plaquenil, l’un des noms commerciaux de la chloroquine, seulement un quart des 24 patients tests du professeur Didier Raoult de l’IHU Méditerranée Infection à Marseille étaient encore porteurs du virus.
Mieux : « Associé à la prise d’antibiotiques ciblés contre la pneumonie bactérienne (l’azythromycine), le traitement a totalement guéri les sujets dans la semaine, alors que 90 % des malades qui n’ont pas pris de traitement sont toujours positifs »
VIDÉOS

En différant la mise en place du protocole du professeur Raoult le gouvernement porterait la responsabilité de l’impuissance face à la maladie !

https://www.mesopinions.com/petition/sante/faut-ecouter-professeur-raoult/82737

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+ UNE NOUVELLE PÉTITION CHANGE.ORG POUR L’APPLICATION DU PROTOCOLE DU PR. RAOULT >>>
POUR RÉDUIRE LA PÉRIODE DE CONFINEMENT, il existe une stratégie efficace contre l’épidémie de COVID19. Les autorités françaises tardent à la prendre en compte sérieusement.

EXIGEONS IMMÉDIATEMENT LA MISE EN ŒUVRE DES RECOMMANDATIONS DU PROFESSEUR DIDIER RAOULT : DÉPISTAGE ET TRAITEMENT DES PATIENTS POSITIFS AVEC DE LA CHLOROQUINE.

Le Professeur Didier Raoult, directeur de l’IHU de Marseille, est un spécialiste mondialement reconnu des maladies infectieuses. Mais certains scientifiques semblent lui reprocher "son style de communication" qui déplaît. Ce qui compte aujourd’hui, ce n’est pas le "style du professeur", mais les connaissances scientifiques qu’il nous transmet.
Il propose une solution scientifiquement prouvée, moderne, simple et peu coûteuse pour sortir de la crise sanitaire et économique actuelle.
Voici les principaux termes de son analyse :
La France a décidé de reproduire à l’identique la même stratégie que l’Italie pour combattre le COVID19. Cette stratégie consiste à confiner très largement la population et à dépister très peu de personnes.
Cette méthode est tout simplement celle qu’on appliquait au moyen-âge. La science a progressé depuis : on sait dépister et traiter.
Nous savons en 2020 comment traiter les épisodes importants de maladies infectieuses : on prend des mesures sanitaires drastiques pour l’ensemble de la population sans avoir à les confiner totalement (lavage de mains et port du masque pour le COVID19) et en parallèle on dépiste massivement les cas suspects pour les traiter. Pourquoi cette solution appliquée pour toutes les autres maladies ne l’est pas pour le COVID19 ?
Le professeur Raoult a démontré qu’un candidat traitement très sérieux existe : la Chloroquine et ses dérivés ont démontré leur efficacité sur des tests réels faits sur des patients à Marseille. La charge virale a diminué de 85% en quelques jours. Cette étude du Dr Raoult n’est pas la seule : elle confirme une autre étude concluant la même chose. Réduire la charge virale permet de limiter la propagation du virus et de sauver des vies de façon certaine.
Un professeur français qui n’est pas écouté sérieusement par les autorité a fait la preuve d’une solution à l’épidémie. La France peut être la nation qui apporte la solution à la crise mondiale. Faut-il attendre encore longtemps pour investir massivement sur cette solution ? A Marseille, le Dr Raoult a testé plus de 15000 personnes et a traité tous les porteurs du virus. Pourquoi ne pourrait on pas le faire partout ? C’est techniquement possible de dépister largement si on on le décide tout de suite. Et cela sera toujours moins cher pour la communauté que de bloquer tous les pays pendant des semaines ou des mois.
Certains scientifiques expliquent déjà qu’il ne s’agit pas d’un "traitement miracle". Cet argument est-il scientifique ? N’utilise-t-on que des "traitements miracles" habituellement ? On nous parle aussi de "possibles effets secondaires". Là aussi, c’est incroyable dans la bouche d’un médecin ! Quel traitement n’en n’a pas ? Ce qui compte c’est le rapport bénéfice / effet secondaire. Confiner tout un pays n’a pas d’effet secondaire gravissime aussi ? Si ce traitement est efficace, même s’il n’est pas parfait, il faut l’utiliser sans tarder.
Le professeur Raoult a informé de l’efficacité du médicament début mars : il était possible d’agir tout de suite et la situation actuelle serait tout à fait différente. Le gouvernement a autorisé des tests uniquement le 17 mars, plus de 2 semaines après en laissant l’épidémie se répandre. Les Etats-Unis de leur côté viennent de mettre le médicament sur le marché en 24h...
En dépistant massivement, les personnes non porteuses du virus sont identifiées peuvent vivre et travailler à nouveau normalement en respectant strictement des consignes sanitaires. Cela permettra de sauver l’économie Française et Européenne en plus des vies. Les personnes testées positives pourront être traitées même si elles n’ont pas de symptôme.

EXIGEONS LA MISE EN ŒUVRE IMMÉDIATE DE LA STRATÉGIE : DÉPISTAGE ET TRAITEMENT A LA CHLOROQUINE.

Retrouver le détail des explications du Pr Raoult ici : Video du Pr Raoult
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POUR SIGNER LA PÉTITION CHANGE.ORG >>>

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-covid19-ecoutons-le-dr-didier-raoult-depistage-et-traitement-a-la-chroloquine

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Cette pétition dépasse déjà les 10 000 signatures.
Celle déjà en cours sur "MES OPINIONS" vient de passer les 26 000 signatures !
Il est évidemment possible et même utile de signer les deux !!!

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2020/03/21/covid-19-stop-confinement-generalise-passons-au-depistage-et-au-traitement/

Lepotier
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le Top 10 de la Pharma mondiale


Le marché mondial du médicament devrait atteindre le pallier de 1500 milliards de dollars (1332 milliards d’euros) dans quatre ans. L’an passé, le top 10 de l’industrie pharmaceutique mondiale a réalisé 31,5 % du chiffre d’affaires cumulé par les industriels du médicaments dans le monde. 54 % du chiffre d’affaires de ce club des 10 big pharma ont été portés par 82 médicaments au statut de blockbuster.
En 2018, le top 10 de l’industrie pharmaceutique mondiale a réalisé, à lui seul, 31,5 % du chiffre d’affaires cumulé par les industriels du médicaments dans le monde. Un CA évalué à 1 205 milliards de dollars, soir 1 052 milliards d’euros (+ 4,8 %). 82 des médicaments de ces 10 leaders ont le statut de blockbuster (plus d’un milliard de dollar de ventes) et ces derniers représentent plus de 54 % du chiffre d’affaires du top 10 avec des ventes de près de 181 milliards d’euros. Le top 10 reste placé sous la domination
américaine, et ses membres ont presque tous conforté et enrichi leurs plateformes technologiques et leurs portefeuilles de produits.
Trois axes majeurs ressortent de ces évolutions :
– la poursuite de la diffusion de l’immuno-oncologie, domaine dans lequel la majorité des acteurs du top 10 dispose de médicaments mis sur le marché ou au stade de la R&D,
– l’engagement croissant de la pharma dans les maladies inflammatoires telles que la dermatite atopique et les maladies hépatiques à l’instar de la NASH
– et enfin, le renforcement des capacités de R&D et de production dans les domaines de pointe de la thérapie cellulaire et de la thérapie génique.
Une croissance significative des bénéfices
Avec un chiffre d’affaires global de 331,35 milliards d’euros (+ 2,66 %), le top 10 de l’industrie pharmaceutique a renoué avec une croissance significative de ses bénéfices nets, qui progressent de plus de 45 %, à 87,05 milliards d’euros en 2018. Le montant cumulé des bénéfices nets de ce Top 10 s’élevait à 59,79 milliards d’euros en 2017.

Les dépenses de R&D atteignent 69,33 milliards d’euros (+7,69 %) tandis que le montant global des dividendes versés aux actionnaires est en diminution de plus de 14 %, à 51,17 milliards d’euros (cf.Tableau). Leur montant s’élevait à 60,48 milliards d’euros en 2017. L’innovation, dans ce contexte, demeure le principal carburant de la croissance : pas moins de 54 nouvelles molécules seront lancées par an sur les cinq prochaines années. Les deux tiers des lancements visent des produits de spécialités et 30 seront destinés aux traitements du cancer. Les médicaments contre les maladies orphelines ont également le vent en poupe : ils pourraient représenter 45 % des nouvelles spécialités et atteindre les performances des actuels blockbusters qui égrènent le segment des traitements contre les maladies rares.
Au total, la rentabilité de la branche reste bonne, sinon excellente : les marges nettes se situent en moyenne à un niveau supérieur à 20 %, de 15,7 % à 27,3 % pour J&J.


L’américain Pfizer domine le Top 10 de la Pharma mondiale
[source : Guide du marketing et de la communication pharmaceutique, avril 2019

Pfizer demeure le leader incontesté du marché mondial
Pour la quatrième année consécutive, le classement des leaders mondiaux de la pharma consacre le même trio de tête, l’américain Pfizer conservant toujours sa pole position devant les suisses Novartis et Roche. Si l’écart de chiffre d’affaires entre les deux premiers du top 10, Pfizer et Novartis, continue à s’est réduit en 2018, il reste néanmoins très significatif, à 7,41 milliards d’euros. Les récentes acquisitions de Pfizer (Array Biopharma pour 10,64 milliards de dollars (9,48 milliards d’euros), Therachon pour 340 millions de dollars), la reconfiguration de son portefeuille de produits OTC dans une coentreprise détenue en majorité par GSK, devrait à nouveau élargir le fossé entre les deux premiers. De son côté, Novartis est désormais talonné par son compatriote Roche, qu’il ne dépasse que de 40 millions d’euros dans le secteur pharmaceutique.
L’américain Johnson&Johnson gagne une place en 2018, et souffle la 4ème position au champion français Sanofi, qui se situe au coude à coude avec le britannique GSK qui fait une remontée dans le top 10. Enfin, alors que le groupe Abbvie se maintient à la 8ème place, Merck&Co rétrograde à la 7ème tandis que le pionnier de la biotech Amgen, entré en 2017 pour la première fois dans le top 10, boucle ce classement derrière Gilead.
Les pays développés se taillent la part du lion
Pour le proche avenir, une certitude domine pour les analystes du secteur : l’industrie pharmaceutique va enregistrer entre 2019 et 2023 une croissance comprise entre 3 et 6 %, selon les pays et les régions. Ses ventes mondiales, estime l’institut IQVIA, devraient même atteindre le pallier de 1500 milliards de dollars (1332 milliards d’euros) dans quatre ans. Les pays riches et développés continueront de s’offrir la part du lion, avec 66 % du total des ventes de médicaments, mais avec une croissance plus limitée que celle des pays « pharma-émergents » qui vont connaître des progressions supérieures. Autant dire que les big pharma ont de beaux jours devant elles.

vendredi 10 avril 2020

Peu d'essais cliniques sont menés en Afrique: COVID-19 montre pourquoi cela doit changer de toute urgence



L'Organisation mondiale de la santé (OMS), dans sa quête de trouver des thérapies efficaces pour traiter COVID-19, prévoit de mener un essai clinique multi-bras et multi-pays . Les essais n'ont pas encore commencé, mais dix pays se sont déjà inscrits. Un seul d'entre eux, l'Afrique du Sud, se trouve sur le continent africain.
Bien sûr, l'OMS n'est pas la seule organisation à essayer de trouver des traitements ou même un vaccin pour COVID-19. Le National Institutes of Health des États-Unis gère une plateforme en ligne qui répertorie tous les essais cliniques en cours enregistrés dans le monde. Le 26 mars, une recherche rapide sur la plateforme à l'aide du terme «coronavirus» a révélé 157 essais en cours; 87 d'entre eux impliquent soit un médicament soit un vaccin, tandis que les autres sont des études comportementales. Seuls trois sont enregistrés en Afrique - tous en Égypte.
Cette faible représentation des pays africains dans les essais cliniques n'est pas inhabituelle. La mauvaise visibilité des sites existants, l'infrastructure limitée et les délais réglementaires imprévisibles des essais cliniques sont quelques-uns des principaux problèmes qui entravent les investissements dans ce domaine.
L'absence virtuelle de l'Afrique sur la carte des essais cliniques est un gros problème. Le continent affiche une incroyable quantité de diversité génétique . Si cette diversité n'est pas bien représentée dans les essais cliniques, les résultats des essais ne peuvent pas être généralisés à de grandes populations.
Il en va de même pour les résultats des études COVID-19. Ils peuvent également ne pas être pertinents pour les populations des pays africains, sauf s'ils sont menés localement. En effet, les réponses aux médicaments ou aux vaccins sont complexes et peuvent être influencées, entre autres, par la génétique humaine: différentes personnes réagiront différemment à différents médicaments et vaccins.
Davantage de pays du continent africain doivent s'impliquer de toute urgence dans les essais cliniques afin que les données collectées représentent fidèlement le continent au niveau génétique.
Le temps presse. L'approche habituelle, consistant à développer des protocoles spécifiques à un site ou à un pays, ne fonctionnera pas. Au lieu de cela, les gouvernements africains doivent chercher des moyens d'harmoniser la réponse envers COVID-19 à travers le continent. Aujourd'hui plus que jamais, les pays africains doivent travailler ensemble.

Centres d'excellence

L'Afrique dispose d'une infrastructure et de capacités d'essais cliniques. Mais les ressources restent inégalement réparties. La grande majorité se trouve en Égypte et en Afrique du Sud. En effet, ces pays ont investi plus lourdement dans la recherche et le développement que d'autres sur le continent.
Traditionnellement, les essais cliniques sont menés dans des centres d'excellence, qui sont des sites dotés de l'infrastructure appropriée et des compétences humaines nécessaires pour mener des essais de bonne qualité. Ceux-ci peuvent être situés dans une seule université ou organisme de recherche, ou le travail peut être réparti entre quelques endroits. Mais la mise en place de ces centres nécessite du temps et des investissements financiers importants. La plupart des choses que je connais sur le continent se sont développées au fil des ans avec le soutien massif de partenaires ou sponsors externes. Dans de nombreux cas, les gouvernements africains n'ont pas été impliqués dans ces efforts.
Une fois ces centres créés, le travail acharné continue de maintenir ces centres et de s'assurer qu'ils sont capables d'attirer des sponsors d'essais cliniques. Ils nécessitent un financement continu, la mise en place d'une bonne gouvernance institutionnelle et la création de réseaux fiables et cohérents.
Habituellement, les scientifiques africains qui dirigent des sites d'essais cliniques peuvent demander un financement pour mener un essai; si le site est bien connu, les scientifiques peuvent être approchés par un sponsor tel qu'une entreprise pharmaceutique intéressée à mener un essai.
Il est clair que cette approche prend du temps et profite généralement à des sites bien connus ou à des expérimentateurs. Alors, quelles alternatives sont disponibles face à une épidémie qui évolue aussi vite que COVID-19?

Comment changer de direction

Les principales parties prenantes devraient travailler ensemble pour accélérer le déploiement des essais dans différents pays. Cela inclurait des collaborations inter-pays telles que la collaboration avec différents gouvernements et scientifiques pour co-concevoir des essais; et fournir des directives harmonisées sur la gestion des patients, la collecte d'échantillons et le suivi et le partage des résultats en temps réel.
Les gouvernements africains, quant à eux, devraient fournir un financement supplémentaire aux institutions de recherche clinique et aux sites d'essais cliniques. Cela permettrait aux sites de rassembler les ressources et d'inscrire rapidement les patients pour répondre à diverses questions de recherche.
En raison de la répartition inégale des compétences et des ressources, le continent devrait également adopter un modèle de plaque tournante dans ses efforts. Cela impliquerait que les pays qui n'ont pas beaucoup de capacité soient en mesure d'expédier facilement des échantillons à travers les frontières pour analyse dans un laboratoire centralisé bien équipé, qui renvoie ensuite les données au pays d'origine de l'échantillon.
Les gouvernements devraient également former un groupe de travail pour dialoguer rapidement avec les principales sociétés pharmaceutiques avec des candidats médicaments pour COVID-19. Cette équipe devrait établir l'appétit des entreprises pour des collaborations dans la conduite d'essais pertinents sur le continent.
À travers tout cela, il est nécessaire que les parties prenantes identifient et résolvent les problèmes éthiques clés qui peuvent survenir. L'éthique ne doit pas être compromise par la hâte.

Au-delà de COVID-19

Le kit de préparation aux épidémies de chaque pays devrait contenir des fonds réservés aux essais cliniques en cas d'épidémie ou de pandémie.
Cela obligerait les gouvernements du continent à évaluer leur rôle et leur niveau d'investissement dans le domaine général des essais cliniques. Cela augmentera la qualité et la quantité des essais cliniques face au défi constant des maladies infectieuses émergentes et réémergentes ainsi qu'à une augmentation constante des maladies non transmissibles .
De plus, les centres d'essais cliniques, les institutions de recherche clinique et les expérimentateurs cliniques du continent devraient s'efforcer d'accroître leur visibilité dans l'espace mondial. Cela les rendra faciles à trouver en temps de crise et renforcera les collaborations sud-sud et nord-sud.
L'Académie Africaine des Sciences construit actuellement une plateforme en ligne pour faciliter cette visibilité et encourager une plus grande collaboration.

Sur la base de donnée Américaine ClinicalTrials. gov il existe 440 essais enregistrés avec comme mot clé COVID-19 à la date du (12/04/2020) 18% de ces essais sont enregistrés aux USA, 29% en Europe, 19% en Asie et 0,01% en Afrique (04 essais) Uniquement 42% des essais sont en phase de recrutement de patient 10 études (en chine) ont un statut « completed » mais pas de résultat public 14% des études sont sponsorisés contre 83% académiques 35% des ces études sont observationnelles contre 63% interventionnelles (dont 5% concerne la chloroquine-6% concerne un vaccin -17% concernant le personnel de la santé) Il existe aussi 590 études sur le COVID-19 répertoriées sur la plate forme de registre international des essais cliniques de l'Organisation mondiale de la santé (WHO ICTRP). Les informations contenues dans le ICTRP de l'OMS proviennent de bases de données d'essais cliniques gérées par d'autres pays ou régions du monde. Les études COVID-19 répertoriées sur ClinicalTrials.gov ne sont pas incluses dans cette liste.

samedi 14 mars 2020

Traitement Contre Le Coronavirus: Découverte Encourageante Du Laboratoire VirPath À Lyon

A Lyon, le laboratoire VirPath vient de publier les résultats de son travail. Spécialiste du "repositionnement" de médicaments, il teste des médicaments déjà existants contre les infections virales. Une combinaison de médicaments aurait prouvé son efficacité pour combattre le Coronavirus Covid-19.


Le laboratoire lyonnais VirPath est spécialisé dans le "repositionnement" de médicaments depuis une dizaine d'années. Le principe: puiser dans la pharmacopée déjà existante et "en exploiter les effets secondaires". Depuis le débat de la crise, le laboratoire recherche des molécules déjà existantes, capables de lutter efficacement contre le coronavirus.  Les chercheurs de ce laboratoire travaillent notamment avec une "chimiothèque" composée de près de 1500 principaux médicaments, couramment utilisés dans le monde contre d'autres pathologies mais qui pourraient avoir un effet sur le Coronavirus Covid-19.


"L'idée est d'aller chercher - dans l'armoire à pharmacie en quelque sorte - les médicaments qui existent déjà sur le marché et de voir quel médicament pourra être utilisé pour traiter les infections provoquées par ce coronavirus,"  explique Olivier Terrier, chercheur CNRS - Laboratoire VirPath.

Le laboratoire effectue aussi des tests avec le Covid 19 sur des cellules de notre système respiratoire, sur les cellules qui sont spécifiquement ciblées par le virus.

"C'est dans ces cellules respiratoires que le virus va se répliquer et se disséminer dans tout l'appareil pulmonaire," explique Manuel Rosa-Calatrava, Directeur recherche INSERM - Laboratoire Virpath.

Après six semaines de recherche, les scientifiques de VirPath ont identifié un médicament qui agit sur ces cellules respiratoires. En les stimulant, elles deviennent plus résistantes à l'invasion du Covid 19. L'efficacité pourrait être renforcée en associant le médicament à un traitement antiviral classique.

"Nos résultats aujourd'hui nous permettent de proposer une combinaise de médicaments qu'on a repositionnés et qui ciblent la cellule avec l'antiviral classique Remdesivir," explique Manuel Rosa-Calatrava, "cette combinaison semble donner des résultats avec un gain antiviral significatif."

"On a travaillé sept jours sur sept et aujourd'hui on a identifié un médicament, déjà sur le marché, qui a une identification thérapeutique n'ayant rien avoir avec l'anti-infectieux, et on l'a repositionné contre le Covid-19," a précisé ce midi Manuel Rosa-Calatrava.

Le Laboratoire VirPath a fait une demande aux autorités sanitaires françaises afin de pouvoir lancer rapidement un essai clinique pour les malades hospitalisés dans un état grave. Un essai qui serait piloté à Lyon.

Il s'agirait "d'évaluer une combinaison de notre médicament repositionné avec le Remdesivir, de l'évaluer chez des patients, qui sont en réanimation et qui ont besoin d'un traitement." A qui s'adresserait ce traitement thérapeuthique ? "A des patients dont le pronostic vital est engagé, pour qui aucun traitement validé , d'un point de vue pré-clinique ou clinique, n'est disponible," précise le chercheur.

 Le Directeur du Laboratoire VirPath, Manuel Rosa-Calatrava, a également indiqué que des recherches "beaucoup plus ambitieuses" sur les moyens thérapeutiques de lutter contre le Coronavirus Covid-19 se poursuivent; toujours avec cette stratégie de repositionnement de médicaments développée par VirPath. Pour accéléter ces recherches, le laboratoire lyonnais, comme d'autres, a reçu des financements de l'Inserm.
"Localement à Lyon, on a eu un soutien très important de l'Institut Mérieux et d'Alain Mérieux qui est venu au laboratoire soutenir l'équipe," a conclu Manuel Rosa-Calatrava.

jeudi 13 février 2020

La firme pharmaceutique tunisienne Médis ferme ses portes au Sénégal envoie 340 employés au chômage


Le feu couve à Médis. En effet, entre la direction de l’entreprise et les travailleurs, le courant ne passe plus. A l’origine du conflit, la notification mercredi dernier par la direction de l’usine, d’une procédure de mise en chômage technique de plus de 340 travail- leurs pour une durée indéfinie. Une notification qui a fait sortir les employés de leurs gonds. Le témoin a enquêté…


En avril 2017, la firme pharmaceutique tunisienne Médis avait racheté le laboratoire Sanofi. Objectif : se développer en Afrique subsaharienne pour une accessibilité géographique et financière du médicament à partir de sa nouvelle base sénégalaise. Mieux, la nouvelle société avait promis de s’investir dans la fabrication de médicaments bio-similaires pour la prise en charge de maladies chroniques comme le cancer, le diabète, l’hypertension artérielle etc. C’était une bonne nouvelle pour le Sénégal, jusque-là confronté au double fardeau des maladies épidémiologiques et des maladies chroniques à soins coûteux.

Lors d’une cérémonie tenue le 5 avril 2017 dans ses locaux et présidée par le ministre de la Santé de l’époque, Pr Awa Marie Coll Seck, le Directeur exécutif de médis, Lasaad Boujbel, avait expliqué le choix de Dakar par le «potentiel important» de la société, mais aussi par la qualité du capital humain de notre pays. Le repreneur s’était aussi engagé à faire de ce site de production un fleuron de l’industrie pharmaceutique au Sénégal. Une industrie qui, selon lui, allait offrir aux professionnels de santé une gamme de médicaments contribuant directement à l’amélioration de la qualité des soins. Il avait aussi promis, à court terme, un investissement pour élargir la gamme des médicaments à fabriquer localement et ceux déjà enregistrés et commercialisés en Tunisie.
A moyen terme, l’entreprise comptait également développer les médicaments spécifiques essentiels et qui pèsent lourd au niveau des dépenses de santé nationales. A long terme, Médis promettait des extensions pour répondre aux besoins du marché de la zone pour les produits de première intention dans les hôpitaux et les institutions sanitaires tels que les solutés massifs et les médicaments injectables à usage professionnel (anesthésiques généraux et autres).

Deux ans après le lancement en grande pompe, l’entreprise décide de fermer ses portes…
Deux ans plus tard, ce rêve s’est brisé. La firme industrielle tunisienne a décidé de fermer ses portes. elle l’a fait savoir le mercredi 15 janvier 2020 à son personnel, à travers une note d’information signée par le directeur du site, M. Aziz Cissé. Pour savoir les véritables raisons de cette fermeture, le journal Le Témoin a pris langue avec certains délégués du personnel qui ont confirmé cette information avant de confier que les responsables de la boîte les ont rencontrés, il y a de cela quelques jours, pour leur faire part de leur décision de fermer la boîte et les envoyer en chômage technique.

Le motif serait, selon nos interlocuteurs, dû au fait que Médis a connu des pertes financières estimées à plus de 2 milliards de francs. et cette mauvaise santé financière serait, selon notre interlocuteur, confirmée par le cabinet d’audit Mazars de Cheikh Omar Seck, époux de Sokhna Seck, une des responsables influentes de l’entreprise. « Mais, quand on nous a fait part de cette décision, nous, délégués, ne sommes pas restés les bras croisés. nous avons mené nos propres investigations et avons découvert qu’il y aurait eu des détournements de la part du directeur du site Aziz Cissé, du responsable financier et comptable Lamine Boye et du responsable des ressources humaines Claude Dalmeida », selon nos sources.
Les délégués confient avoir, dès les heures qui ont suivi cette rencontre, adressé des correspondance à la présidence de la république, au ministère de la Santé et l’action sociale et à la Direction de la pharmacie et du médicament (Dpm), aux actionnaires aussi entre autres.

Près de 320 travailleurs en chômage technique
Dans leurs lettres, les travailleurs ont décrié les malversations et la mauvaise gestion au sein de leur entreprise. « Le directeur de la Dpm, nous a reçus le mardi dernier et s’est insurgé contre la décision de nos employeurs tout en nous faisant savoir que l’entreprise pharmaceutique tunisienne n’a pas le droit d’arrêter sa production sans aviser les autorités concernées », rapportent nos sources. Qui confient aussi avoir rencontré le mercredi 15 janvier dernier l’inspecteur du travail qui, à les en croire, les a rassurés que le Sénégal est un pays de droit et que si Médis devait envoyer ses employés en chômage technique, elle doit respecter la procédure à cet effet.
« Arrogant qu’il est, le directeur exécutif est venu de Tunisie pour nous rencontrer. Selon lui, il n’avait rien à nous dire à part ceci : ’’je n’ai pas beaucoup de choses à vous dire. Juste vous informer que je vais vous envoyer en chômage technique.’’ Pire, ils ont fait sortir tout le personnel de l’usine », révèlent les interlocuteurs du journal qui qui soulignent que l’entreprise Médis Sénégal compte 120 employés permanents, 200 journaliers et des stagiaires.

Le système sanitaire nationale menacé…
Seule industrie pharmaceutique de manufacturing du Sénégal dans la mesure où elle fabrique des pro- duits, fait des mélanges de comprimés avant de les mettre sur le marché, l’arrêt de la production de médis va impacter sans doute le système sanitaire du pays. « Avec cette décision de Médis d’arrêter sa production et d’envoyer tout son personnel en chômage technique, je peux jurer que le président de la République va échouer avec sa Couverture de maladie universelle. Cela est indéniable dans la mesure où même quand Médis était là, l’Etat était obligé de sortir annuellement plus de 130 milliards de francs pour importer des médicaments. Et cela risque d’être pire avec la fermeture de cette entreprise », avertissent les interlocuteurs du Le Témoin.

Le personnel convoqué aujourd’hui au ministère de la Santé…
Muet depuis le début de cette crise à Médis, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr a, sauf changement de dernière minute, convoqué ce vendredi les représentants du personnel pour échanger sans doute avec eux sur la crise qui sévit actuellement dans leur entreprise occasionnant leur chômage technique. Après le ministère de la Santé et de l’Action sociale, les dé- légués du personnel seront, informent les sources de nos confrères, mercredi prochain à l’Inspection générale du travail. M.

Aziz Cissé, directeur du site : « Chaque jour que Dieu fait, on accuse des gens… »
Joint au téléphone par Le Témoin, le directeur du site, M. Aziz Cissé, pense que dans des cas comme ça, c’est la Direction générale qui s’organise et choisit ceux qui devront parler en son nom. De ce fait, notre interlocuteur dit ne pas être en mesure de répondre à nos questions. Toutefois, il s'est exprimé après avoir été interpellé sur les malversations dans lesquelles il a été cité. « Je ne pourrais vraiment pas vous répondre. Nous sommes dans une entité organisée. C’est donc à l’entité de répondre à vos questions. Toutefois, vous savez bien que ce n’est pas la première fois qu’on accuse des gens sans fondement. Ce n’est pas parce qu’on vous accuse que c’est vrai », réplique M. Cissé qui  a invité le journal à se rapprocher des plus hauts responsables de Médis qui se trouveraient actuellement en Tunisie.

Source: PressAfrik

Maladies virales: SAIPH mettent à disposition du Ministère de la Santé un stock de sécurité d’antiviral



Alors que le bilan de plusieurs épidémies virales ne ce cesse de s’alourdir dans le monde, la Tunisie a pris une série de mesures pour se prémunir, autant que possible, de ce fléau.
Outre le contrôle strict aux frontières du pays, aériennes, maritimes et terrestres, les campagnes de sensibilisation dans les médias, le Ministère de la Santé a constitué un stock de sécurité de l’antiviral « oseltamivir » utilisé dans les infections virales.

L’ensemble de ce stock de sécurité a été fabriqué en Tunisie, à la demande du Ministère de la Santé, par les Laboratoires Pharmaceutiques SAIPH, sous l’appellation de SAIFLU.
Un 2ème stock sera fourni prochainement pour couvrir un éventuel besoin supplémentaire.
Une preuve supplémentaire, du rôle de premier plan que joue l’Industrie Pharmaceutique Nationale dans la protection de la santé des tunisiens.

Le coronavirus tueur “pourrait toucher 60% de la population mondiale” selon un expert


Désormais nommé Covid-19, le coronavirus a franchi la barre des 1000 morts ce mardi 11 février avec plus de 1113 décès en Chine et plus de 44.650 cas confirmés. Selon l’OMS, la hausse des cas de transmission hors du pays pourrait annoncer une propagation plus importante de l’épidémie, malgré la cessation de nombreux vols en direction de la Chine continentale et les mesures adoptées par différents pays pour restreindre l’accès aux voyageurs qui en viennent. Au vu de l’ampleur du phénomène, certains experts s’inquiètent quant à son évolution. Le Pr Gabriel Leung, responsable du département de santé publique de l’université de Hong Kong estime que le coronavirus “pourrait toucher 60% de la population mondiale” s’il n’est pas contrôlé. Des propos recueillis par le média britannique The Guardian et relayés par Sudinfo, BFMTV et le New York Post.
Dans un entretien exclusif avec The Guardian, le Pr Leung partage ses inquiétudes quant à la propagation de l’épidémie. Celles-ci auraient pris de l’ampleur suite aux propos de Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, qui a déclaré dimanche dans un tweet que les personnes touchées par le coronavirus sans être passées par la Chine ne seraient “peut-être que la partie émergée de l’iceberg”. Pour le Pr Leung, la question qui se pose est d’en connaître la forme et la taille pour en comprendre les implications.



Un “taux d’attaque” de 60 à 80%
Selon l’épidémiologiste hongkongais, les chiffres seraient alarmants si on se fie à l’hypothèse des experts travaillant sur le sujet, ces derniers ayant estimé que chaque personne contaminée pourrait transmettre le virus à 2,5 autres personnes. Au vu de ces estimations, le “taux d’attaque” serait alors de 60 à 80% sur le plan mondial, un “nombre extrêmement élevé” clame le Pr Leung.

Toutefois, il ajoute qu’il sera difficile de déterminer avec certitude l’évolution des cas. Dans la suite de son entretien avec The Guardian, ce dernier tient à nuancer les implications de ces chiffres qui pourraient sembler alarmistes, “Est-ce que 60 à 80% de la population mondiale sera touchée ? Peut-être pas. Peut-être que cela se produira progressivement. Peut-être que la létalité du virus s’atténuera parce que ça ne l’aidera certainement pas si tout le monde en meurt, puisqu’il sera tué aussi”.

Quelles sont les priorités actuelles ?
Fin janvier, Gabriel Leung avait déjà tiré la sonnette d’alarme quant à cette épidémie, estimant qu’elle risquait de se propager de façon “exponentielle” dans l’empire du Milieu et que “des cas indépendants dans d’autres pays allaient devenir inévitables”, rapporte France 24. Depuis, un scénario redouté par tous s’est concrétisé, à savoir la contamination d’un Britannique à Singapour qui aurait ensuite transmis le virus de manière accidentelle à près de 11 personnes.

Pour Leung, les priorités actuelles concernent l’évaluation de l’efficacité des mesures mises en place par la Chine pour contenir l’épidémie. Cela inclut les initiatives de santé publique, le confinement ou encore la restriction de la mobilité. “Ces stratégies ont-elles fonctionné en Chine ?” s’interroge l’expert avant de poursuivre “Si oui, pouvons-nous les adopter, ou cela est-il impossible ?”. En effet, il peut être utile de rappeler que les stratégies préventives de l’empire du Milieu ont impliqué le confinement de 56 millions d’habitants, comme le souligne le journal Le Point.



L’épidémiologiste met en exergue un problème de taille, à savoir la pérennité de ces solutions qui ne sont pas sans imposer de nombreuses restrictions sur la population. Comme il l’explique au Guardian, “Assumons que ces mesures fonctionnent. Combien de temps pouvez-vous fermer des écoles ? Combien de temps pouvez-vous confiner toute une ville ? Combien de temps pouvez-vous empêcher les habitants de se rendre dans un centre commercial ? (…) Ce sont des questions que l’on doit se poser” affirme Leung. Et si le confinement de la Chine ne fonctionne pas, cela signifie que l’on devra faire face à une nouvelle réalité, à savoir que le virus ne peut être contenu et qu’au lieu de continuer sur cette voie, nous devrons œuvrer à atténuer ses effets.

Médicaments à base de lévothyroxine : l’ANSM publie les dernières données issues de l’enquête de pharmacovigilance


 La dernière analyse de pharmacovigilance portant sur le Levothyrox nouvelle formule et sur les autres médicaments à base de lévothyroxine a été présentée le 28 janvier 2020 lors d’un Comité scientifique permanent (CSP) « Surveillance et pharmacovigilance ». Les membres du comité de suivi des médicaments à base de lévothyroxine piloté par la Direction Générale de la Santé (DGS), associant professionnels de santé et associations de patients, étaient conviés à cette présentation.


L'analyse réalisée par le Centre régional de pharmacovigilance (CRPV) de Lyon a porté sur les cas graves notifiés en France entre avril 2018 et août 2019. Elle conclue à une diminution importante de la notification des cas graves pour le Levothyrox (-90%) et pour les autres médicaments à base de lévothyroxine (-67%). L’analyse ne met pas en évidence de signal particulier de pharmacovigilance.

Kératose solaire: l'agence du médicament lance un avertisement sur le gel de Picato



L'Agence du médicament (ANSM) a mis en garde vendredi contre l'utilisation du gel de Picato pour traiter des lésions de la peau dues à un excès de soleil en raison d'un risque potentiel de cancer sur la zone où il a été appliqué.

La Commission européenne a décidé sur recommandation de l'agence européenne des médicaments (EMA) de suspendre l'autorisation de mise sur le marché européenne du médicament Picato (mébutate d'ingénol) dans l'attente des conclusions de sa réévaluation.

"Il s'agit d'un traitement court, deux à trois jours, et l'arrêter n'a pas de conséquence. Il existe d'autres traitements locaux à mettre sur la peau (le 5-FU et l'imiquinod)" en crème, indique à l'AFP Alban Dhanani, directeur des médicaments en dermatologie à l'ANSM.

Ceux qui l'ont utilisé dans le passé n'ont pas à s'inquiéter, selon lui. Ces lésions nécessitent de consulter régulièrement son dermatologue ou son généraliste une fois par an.

La kératose solaire ou kératose actinique se traduit par une ou plusieurs lésions croûteuses un peu rougeâtres, rugueuses au toucher et situées principalement dans sur les parties du corps exposées au soleil (visage, cuir chevelu ou crâne dégarni, bras, mains...). "Elles apparaissent essentiellement chez les plus de 60 ans", précise M. Dhanani.


La décision européenne fait suite à la "réévaluation en cours du rapport bénéfice/risque de ce médicament, engagée au mois de septembre 2019 sur le risque potentiel de cancer cutané dans la zone traitée par ce médicament".

"Plusieurs études ont montré qu'avec le Picato, on a un nombre de cancers cutanés supérieur à celui observés avec les traitements alternatifs qui apparaissent plus efficaces", explique M. Dhanani.

C'est une suspension par précaution au regard d'un sur-risque de cancer (carcinome épidermoïde) très bien pris en charge, ajoute-t-il.

La kératose actinique nécessite un contrôle dermatologique régulier car elle peut elle-même être à l'origine de cancer cutané. Ces lésions qui peuvent être un signe précurseur de cancer de la peau, évoluent très lentement et sont sans gravité à condition d'être dépistées et traitées rapidement, souligne l'agence sanitaire.

dimanche 22 septembre 2019

C’est prouvé par la science : nous absorbons les énergies des autres


Vous est-il déjà arrivé de vous sentir envahi d’énergies négatives ? Qu’il s’agisse de l’ami(e) qui a déversé tout son mal-être sur vous, le collègue qui n’a pas arrêté de se plaindre, ou le cousin « dépressif » qui broie du noir, il a suffi d’une conversation, de quelques minutes en compagnie de cette personne pour que vous ayez la sensation que toute votre vitalité et votre bonne humeur sont parties en fumée. Cette impression que votre énergie a été absorbée est pourtant bien réelle et la science nous explique enfin pourquoi !

Albert Einstein a dit « Tout ce qui existe dans l’univers est énergie. L’univers est entier est énergie. La matière est l’énergie sont non seulement liées, mais se transforment l’une en l’autre et vice-versa. ». Ainsi, « tout est énergie » est l’une des principales démonstrations de la science. L’être humain est donc intrinsèquement affecté non seulement par l’énergie qu’il dégage mais aussi par celles qui l’entourent.  

Tout est énergie et nous absorbons celles qui nous entourent 

Une équipe de recherche biologique à l’Université de Bielefeld en Allemagne a fait une découverte pour le moins intéressante qui risque de révolutionner tous les paramètres de la bioénergétique. Au carrefour de la biologie, de la biochimie et de la biophysique, la bioénergétique est en fait une science qui  étudie les mécanismes par lesquels les êtres vivants accumulent, transmettent et propagent l’énergie. 

Cette étude a confirmé pour la première fois que les plantes pouvaient absorber l’énergie d’autres plantes. Les recherches menées sur une espèce d’algues vertes appelée Chlamydomonas reinhardtii ont démontré qu’outre la photosynthèse, ces plantes pouvaient puiser l’énergie des autres algues.   

Selon Olivia Bader-Lee, médecin et thérapeute, de la même manière que les algues, l’être humain est une éponge qui absorbe l’énergie qui l’entoure. Elle explique : «  C’est la raison pour laquelle il y a des gens qui se sentent mal à l’aise lorsqu’ils sont en contact d’un groupe avec un mélange d’énergie et d’émotions. Le corps humain est très semblable à une plante, il aspire l’énergie nécessaire pour nourrir son état émotionnel. »

Ceci explique pourquoi il vous arrive de changer d’humeur,  de vous sentir nerveux, stressé, en colère, triste, anxieux, ou à contrario, heureux, optimiste et hilare simplement en ayant écouté ou partagé avec d’autres personnes. 

Bader-Lee affirme que l’être humain est empathique de manière inhérente et que cette capacité à ressentir les émotions et les vibrations qui émanent de la nature a été perdue au fil des siècles. 

 Comment maîtriser votre espace et protéger votre champ énergétique ?

1- Restez centré et gardez les pieds sur terre 
Détachez-vous de votre ego et concentrez-vous sur votre « moi » spirituel, vous vous sentirez immédiatement connecté à votre espace. Soyez conscient de votre présence et connectez-vous à ce qui vous entoure, vous pourrez ainsi libérer votre énergie et ressentir facilement les émotions qui émanent des autres.

2- Soyez dans un état de non-résistance  
Ce  à quoi nous résistons finit toujours par nous arriver. Si vous vous sentez gêné ou mal à l’aise avec une personne ou un groupe, ne résistez pas pour vous protéger, cela ne fera qu’attirer les énergies négatives qui émanent de votre espace. Passez à ce qu’on appelle « un état de non-résistance »  en imaginant que vous êtes transparent et translucide. C’est une façon de ne pas retenir les ondes qui proviennent des autres, elles traverseront simplement votre corps comme un verre transparent ou de l’eau. 

3- Maitrisez votre aura personnelle 
Nous avons en chacun de nous une aura énergétique entourant notre corps. Si vous ne maitrisez pas cette force, vous serez vulnérable aux énergies étrangères. Prenez conscience des limites de votre aura afin de contrôler votre espace.

lundi 8 juillet 2019

Qu’est Ce Qu’un Médicament Falsifié ?

Les produits médicaux falsifiés sont ceux qui sont délibérément ou frauduleusement trompeurs quant à leur identité, leur composition ou leur source, selon l’Organisation Mondiale de la Santé.
Le médicament n’est pas un produit comme les autres. Sans les standards de qualité de l’industrie pharmaceutique, les contrôles des laboratoires et des autorités de santé, ces produits n’offrent aucune garantie de qualité, de sécurité ou d’efficacité thérapeutique et peuvent mettre en danger la vie des patients.
La falsification peut concerner tout type de médicament, que ce soit les princeps ou les génériques, et quel que soit leur domaine thérapeutique, depuis le cancer jusqu’au diabète, en passant par le paludisme, les contraceptifs, les vaccins, les antibiotiques.

Un médicament falsifié peut être :

1/ Un produit dans lequel on ne trouve aucun principe actif
2/ Un produit contenant le ou les bons principes actifs, mais au mauvais dosage
3/ Un produit contenant des impuretés ou des substances toxiques
4/ Un produit contenant d’autres principes actifs que ceux du produit authentique

jeudi 6 juin 2019

L'UE recommande le retrait du marché de médicaments contre la toux



L'UE recommande le retrait du marché de médicaments contre la toux

Ces médicaments contre la toux pouvaient provoquer des troubles du rythme cardiaque

Un comité de l’Agence européenne du médicament (EMA) a recommandé  le retrait du marché des sirops et comprimés contre la toux à base de fenspiride, déjà bannis du marché français, en raison d’un risque cardiaque.

Une évaluation des études et données disponibles “a confirmé que ces médicaments contre la toux pouvaient provoquer des troubles du rythme cardiaque”, indique le Comité pour l’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) de l’EMA.

Par mesure de précaution, il est demandé aux patients qui détiendraient des boîtes (comprimés ou sirop) de ne plus les utiliser. Ces médicaments étaient notamment commercialisés par les laboratoires Servier, sous la marque Pneumorel en France et au Portugal, et sous la marque Eurespal en Roumanie, en Pologne et en Bulgarie, contre la toux et pour l’expectoration lors des maladies bronchopulmonaires.

L’agence française du médicament (ANSM) avait décidé en février de suspendre l’autorisation de mise sur le marché du Pneumorel suite à l’identification d’un potentiel effet du principe actif, le fenspiride, sur la survenue de troubles du rythme cardiaque.

L’ANSM avait alors demandé à l’EMA une réévaluation de l’ensemble des médicaments à base de fenspiride, en vue d’une décision harmonisée au niveau européen. Des anomalies de l’activité électrique cardiaque, pouvant aboutir à des troubles du rythme cardiaque ont été mises en évidence chez des patients prenant ces médicaments, explique le gendarme du marché pharmaceutique européen.

Or ces troubles “peuvent être graves et survenir de façon soudaine, et il n’est pas possible d’identifier à l’avance les patients qui risquent de connaître ces problèmes avec le fenspiride”. Mettant ce risque en balance avec le bénéfice apporté par les sirops et comprimés à base de fenspiride, “utilisés pour traiter des toux non graves”, le comité de l’EMA “considère que ces médicaments ne doivent plus être commercialisés”.

Ces recommandations devront encore être approuvées par le groupe de coordination (CMDh), l’entité européenne représentant les différentes agences nationales du médicament. Suite à la décision de l’ANSM, Servier avait retiré ses produits dans “l’ensemble des 32 pays où fenspiride était enregistré”, essentiellement en Europe de l’Est et en Afrique, a rappelé le groupe vendredi.

Le laboratoire, qui avait réalisé un chiffre d’affaires de 39,5 millions d’euros avec le Pneumorel en 2017-2018, a également mis en place un numéro vert ”à l’écoute des professionnels de santé et des patients pour répondre à leurs questions”, le 0800.00.39.36.

Selon l’EMA, les autres groupes commercialisant des médicaments à base de fenspiride sont Medana Pharma (en Bulgarie, Lettonie, Lituanie et Pologne), Aflofarm Farmacja Polska, Farmaceutyczna Spoldzielnia Pracy Galena, Hasco-Lek, Polfarmex (en Pologne), et Gedeon Richter (Roumanie).